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13.12.2006
Marins Sans Frontières
Médiatisés par leur coopération avec les populations touchées par le Tsunami de 2005 en Asie, l'association Marins Sans Frontières a été créée en 1984 avec pour vocation de "porter assistance et secours aux populations isolées par la mer ou par une voie navigable (fleuve, rivière, lac...) et d'améliorer leurs conditions de santé et de vie en facilitant les échanges humains, techniques et économiques".
"Marins Sans Frontières rassemble, selon les besoins propres à chaque mission, des professionnels de la mer et de la santé, des logisticiens, des techniciens et formateurs et intervient à la demande des autorités nationales, provinciales ou locales des pays concernés, ou à celle des populations, mais dans ce cas en accord avec les autorités."
La plupart des projets ont été menés dans l'Océan Indien.
> Pour le Tsunami, Marins Sans Frontières a lancé le projet RANONG en Inde, pour soutenir au moins dix villages de pêcheurs très pauvres, dont la pêche constitue l'essentiel des revenus, et dont les bateaux de 7,5 m à 9 m ont été détruits ainsi que tous les apparaux de pêche.
1 ère phase: sur 350 bateaux de pêche détruits par le tsunami 34 ont déjà été reconstruits
2 ème phase: reconstruction (en cours) de 60 nouveaux bateaux de pêche avec moteur et matériel de pêche avec l'aide de spécialistes en charpente marine envoyés par l'association
L'association est également intervenue en Somalie auprès des pêcheurs touchés par le Tsunami.
> Actuellement, un projet lancé en 1999 est en cours à Madagascar. Il vise au désenclavement par voie maritime de la presqu'île d' AMPASINDAVA. Il a permis à la population de disposer d'une vedette pour lier l'enclave aux centres de santé.
Isabelle Autissier est la Marraine de cette association créee par Jacques Autran et Martine Le Fur pour soutenir les populations dont la survie dépend quotidiennement de l'utilisation de bateaux
voir le site
En 2005, Sebastien Mesure a couru la Minitransat sous les couleurs de Cultisol, sponsor qui a tenu à associer Marins sans Frontières à son opération pour mieux faire connaître les actions de solidarité menées par l'Association dans le monde.
12:45 Publié dans Mer - Solidarité Internationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : marins, solidarité, mer, coopération internationale, humanitaire, marins sans frontières
11.12.2006
Océans et développement durable
"Des pêcheurs responsables aujourd'hui, pour une pêche durable demain"
Tel est le titre du communiqué du Comité National des Pêches qui prône une pêche responsable, une exploitation équilibrée des ressources marines, une approche écosystémique, le respect des normes environnementales, avec un développement social et la valorisation des métiers de toute la filière pêche.
Rappelons qu'une étude récente publiée dans Science explique que "si la pression humaine (surpêche, pollutions et destruction des milieux) continue au rythme actuel, les espèces les
plus couramment pêchées aujourd'hui auront entièrement disparu en 2048" (voir article précédent).
Face aux enjeux, qui est en cause? Existe-t-il un terrain d'entente, pour un développement social, respectueux de la ressource? Ce communiqué traduit-il des actions concrètes du côté des pêcheurs?
Face à l’inefficacité des mesures internationales en vigueur pour lutter contre la pêche illégale en haute mer, la High Seas Task Force (HSTF) High Seas Task Force prend les choses en main. Depuis 2003, ce petit groupe de travail ministériel comprenant 6 gouvernements et 3 organisations environnementales, travaille sur des initiatives précises pour dissuader les activités illégales de pêche et pour favoriser une meilleure gestion internationale des ressources halieutiques. Dans un rapport de
HSTF remis à la banque mondiale il y a déjà trois ans, Ben Bradshaw, ministre britannique de l’environnement indiquait que « les ravages de la pêche illégale non réglementée et non répertoriée (INN) représentent le deuxième fléau le plus préoccupant pour notre planète après celui du changement climatique ».
Les pêcheurs, on les comprend, cherchent à gagner leur vie raisonnablement. Mais il ne faut pas cacher non plus que nous touchons ici à une limite de notre système économique face à laquelle nos politiques ont bien du mal à réagir. Pour preuve, l'Europe a ne parvient pas à faire passer ses quotas de réduction des pêches.
Les bonnes volontés qui s'affichent, notamment du côté des pêcheurs, est donc un petit pas vers la coopération, mais face aux enjeux, il faut aller plus loin et surtout plus vite.
La société civile propose d'ores et déjà des solutions conrètes, que je vous propose de découvrir dans la rubrique Ashoka.
liens
- A lire: POURQUOI LA PECHE PIRATE PERDURE: LES RESSORTS ECONOMIQUES DE LA PECHE ILLEGALE, NON DECLAREE ET NON REGLEMENTEE
- le site du comité des pêches
- En bref:
- pour tout savoir sur le mer, les océans et le développement durable, cliquez sur ce lien
20:25 Publié dans pêche - gens de mer | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
J'ai croisé Kifouine à Paname!
(par Antoine)
De passage au Salon Nautique, fonçant vers le Hall 1 voir les copains, j'entraperçois un bateau flanqué d'un cagnard brandissant la Solidarité comme mot d'ordre.
Qui n'a pas entendu parler de ces trois gars partis faire le tour du monde en soliDaire sur un petit croiseur nommé Kifouine? Mais si! Brice, Eric et Hervé ont fait la couv' de V&V lors de leur passage du Horn...
Petit rappel: la trentaine, ils sont partis en 2003 de France pour trois ans. En cours de route, conscients de leur chance de pouvoir monter un tel périple, ils ont décidé d'embarquer avec eux des jeunes handicapés pour partager leur aventure.
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Eric: "(...) Une fois que tout était prêt, on a voulu donner du sens a notre voyage pour trouver une façon de le raconter sous la forme d’un projet généreux. Les cousins de Brice sont handicapés, ils étaient dans une association Passeraile basée à Magny-le-Hongre en Seine-et-Marne. C’est comme ça qu’on a créé notre propre association : Des voiles pour Passeraile pour permettre à ces jeunes de Magny-le-Hongre de participer à notre voyage.
Au début, on pensait le faire en leur donnant régulièrement de nos nouvelles, en leur racontant notre périple étape par étape. Puis finalement, on s’est dit que c’était dommage qu’ils ne puissent pas venir avec nous. Du coup, on a décidé de faire sept escales autour du monde ou les jeunes nous rejoindraient : La Guadeloupe, la Polynésie française, la Nouvelle-Calédonie, l’Afrique du Sud, l’Egypte, Malte et l’île de Ré. A chacune de ces escales, les jeunes sont venus nous rejoindre par petits groupes, avec un accompagnateur et un kinésithérapeute.
L’objectif était de leur faire passer de vraies vacances, sans être limités par le handicap ni la présence de parents. Au final 32 jeunes adultes sont venus passer des séjours autour du monde avec nous."
voir l'interview originale de RFO
Le site de l'association
Les trois cap-horniers ont donné Kifouine à l'association et ont créé une nouvelle structure: www.ensemblecmieux.com
Le Livre de leur aventure (voir photo ci contre), est dispo à "22€ solidaires" au Cherche-Midi, un bon cadeau!
20:00 Publié dans Voile pour tous | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : kifouine, voile, handicap
News du Clém'
Vu sur le JDLE:
"Tout comme aujourd’hui 11 décembre à Brest (Finistère) où un dossier complet a été présenté, le ministère chargé de la défense a organisé une réunion sur l’ex-Clemenceau, le 8 décembre. Selon l’association Robin des bois qui était présente lors de la première réunion, l’expertise de Bureau ceritas a permis de mettre à jour la situation suivante à bord de l’ex-Clémenceau. 17,5 kilomètres (km) de tuyauteries avec calorifugeage, 2,8 km de gaines de ventilation, 2.380 mètres carrés (m2) de parois isolantes, 3.920 m2 de matelas dans des cloisons coupe-feu, 7.120 m2 de dalles et 44.000 m2 de peinture contiendraient de l’amiante. Sont également considérés comme amiantés tous les câbles électriques, et tous les mastics, feutres, joints et brides.
Ces chiffres ne peuvent cependant pas être convertis en masse d’amiante pur. Par ailleurs, les locaux expertisés (soit 95% d’entre eux car 5% sont inaccessibles pour préserver l'intégrité de la coque) ne présenteraient d'empoussièrement atmosphérique supérieur aux seuils français réglementaires. Le démantèlement de la coque Q790 qui sera réalisé dans l’Union européenne ou l’Association européenne de libre échange (AELE) devrait durer 36 mois. Un appel à candidatures a été lancé le 20 novembre 2006"
plus d'info chez Robin des Bois
18:05 Publié dans Marine Nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
06.12.2006
l'or vert: des Algues à la place du Pétrole
Les algues vertes remplaceront-elles le pétrole dans les nouveaux plastiques ?
Par Rafaël Baldos sur Yahoo actualité/ Ethique
mer 06 déc, 16h47
Philippe Le Ray, le patron d'Olimix espère quand même « aider les collectivités à régler leur problème de marée vertes : plus on va baisser le volume d'algues, plus le potentiel de reproduction diminuera ». Il ajoute « Nous sommes dans une philosophie écologiste".
Les associations de protection de l'environnement ne voient pas les choses ainsi. « Depuis l'apparition du phénomène des marées vertes, dans les années 1960, nous avons assisté à plusieurs projets de ce type", rappelle Gilles Huet, délégué d'Eau et Rivières de Bretagne. "Pour nous, cela fait partie des vraies fausses solutions qui ne font que retarder la prise de conscience nécessaire pour lutter contre les algues vertes. »
Même son de cloche à la Fédération d'associations de protection de l'environnement et de la nature (Fapen) des Côtes d'Armor, et chez plusieurs associations écologistes, qui craignent en outre qu'Olmix tire profit du ramassage des algues, géré par les collectivités pour alimenter sa chaîne de production. « On veut faire croire aux élus et aux habitants que l'on va tirer de la valeur ajoutée des algues, mais cela ne repose que sur la collecte payée par les contribuables », ajoute Gilles Huet.
Philippe Le Ray ne cache que sa société « aimerait que ses « machines à laver » soient gérées par les collectivités, dans le cadre du traitement des algues ». Le conseil régional de Bretagne et trois départements bretons, sollicités, ne se sont pour l'instant pas prononcés.
La communauté de communes de Lannion Trégor Agglomération (LTA), qui gère le ramassage des algues à Plestin-les-Grèves, est également prudente. « Nous ne souhaitons pas voir le ramassage des algues dépendre des choix stratégiques d'un industriel" remarque Bénédicte Le Bref, coordinatrice du programme de lutte contre les algues vertes de LTA. "Nous n'avons aucune information sur les marchés définitifs d'Olmix. Nous attendons toujours du concret. »
La PME semble en tout cas prête à mener son projet jusqu'au bout : « Si les oppositions sont trop fortes, nous pourrions trouver d'autres gisements d'algues vertes, aux Philippines par exemple, voire même les cultiver !»
19:25 Publié dans Mer - Défense de l'environnement | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : algues vertes, marée verte
04.12.2006
ERIKA, boîte de pandore à 153 MILLIONS D'EUROS, merci qui?
PARIS (Reuters) - L'Etat français a évalué son préjudice net à 153 millions d'euros dans le dossier du naufrage du pétrolier Erika en 1999 au large de la Bretagne, qui a provoqué la pollution de 400 km de côtes, a annoncé lundi au tribunal de Paris son représentant, Me Benoît Chabert.
"Cette somme représente tout ce que l'Etat a dû payer en raison de cette catastrophe, depuis le nettoyage des plages jusqu'au pompage de l'épave", a déclaré l'avocat à Reuters après une audience technique de préparation du procès.
Affréteur du navire, le groupe Total comparaîtra comme personne morale en correctionnelle pour "pollution maritime" et "complicité de mise en danger de la vie d'autrui", à Paris" du 12 février au 13 juin, avec douze autres personnes physiques et morales.
Il reviendra au tribunal de répartir entre les prévenus la charge d'une éventuelle réparation financière, s'il retient une faute pénale ou civile.
Me Chabert a précisé que l'Etat avait déjà perçu environ 40 millions du Fipol, un fonds d'indemnisation international de l'industrie pétrolière. La somme de 153 millions est un préjudice net, après déduction de ces premiers versements.
L'Etat sera partie civile dans ce procès aux côtés de plusieurs dizaines d'autres collectivités locales de l'ouest de la France.
Le conseil régional de Poitou-Charentes, présidée par Ségolène Royal, s'est constitué partie civile lundi. La région va demander avec les Pays de la Loire et la Bretagne une réparation financière à Total pour le "préjudice moral subi en raison de l'atteinte au patrimoine écologique", a dit à Reuters Me Jean-Pierre Mignard, avocat de la région Poitou-Charentes.
Il sera aussi demandé à Total avec les deux autres régions un remboursement de certaines dépenses. La présence de Ségolène Royal au procès n'est pas exclue. "La question ne la laisse pas indifférente", a déclaré Me Mignard.
Des dizaines de communes de l'ouest, ainsi que les conseils généraux du Finistère, du Morbihan, de la Vendée et de la Loire-Atlantique sont aussi parties civiles. La Vendée est présidé par Philippe de Villiers, également candidat à l'élection présidentielle.
Le pétrolier Erika, qui battait pavillon maltais, s'était brisé en deux le 12 décembre 1999 dans une tempête et avait sombré au large des côtes bretonnes. Le pétrole s'échappant des cuves avait souillé 400 kilomètres de côtes.
Trois entités de Total - le groupe, la filiale transport et Total Petroleum Services Ltd - comparaîtront devant le tribunal par l'intermédiaire de leurs représentants légaux. Bertrand Thouillin, chargé de la sécurité au sein du groupe, comparaîtra aussi à titre personnel.
La société de classification italienne Rina, les armateurs du navire, son capitaine indien Karun Mathur, un responsable de la société d'entretien Panship et des officiers de la préfecture maritime de Brest sont aussi prévenus au procès"
A noter également :
Le 14 décembre 2006, les députés européens ont adopté en première lecture la proposition de règlement visant à modifier le règlement (CE) n° 417/2002 relatif à l'introduction accélérée des prescriptions en matière de double coque ou de normes de conception équivalentes pour les pétroliers à simple coque. L'objectif est d'interdire aux pétroliers à simple coque battant pavillon d'un Etat membre de transporter des produits pétroliers lourds, même s'ils opèrent à l'extérieur des eaux communautaires
20:00 Publié dans Marine Marchande | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note







