02.10.2008
Dans la série "prends mes déchets, petit, j'en veux pas !" : les vieux navires
Dans son 13e bulletin d’information sur la démolition des navires, l’association Robin des bois dresse un état mondial de la démolition des navires. Ainsi, rien qu’entre le 7 juin et le 21 septembre 2008, 118 navires sont partis à la démolition, permettant un recyclage cumulé de plus de 940.000 tonnes de métaux, calcule l’association.
51% de ces navires à démolir sont partis en Inde. Viennent ensuite le Bangladesh (34%), les Etats-Unis (7%), la Chine (4%), la Turquie (2%), la Belgique et le Mexique, (1% chacun).
41% des navires partis en Asie, dont les conditions de démolition sont fréquemment dénoncées par l’association, appartenaient à des armateurs de l’Union européenne ou de l’Association européenne de libre-échange (AELE).
16:55 Publié dans Marine Marchande | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : démollition, vieux navires
01.04.2008
le transport maritime a émis plus d'un milliard de tonnes de CO2 en 2007, et si on utilisait le vent?
Une étude scientifique commandée par l'Organisation maritime internationale (OMI) révèle que le transport maritime international a représenté près de 4,5% des émissions de GES mondiales en 2007.(vu sur www.eco-life.fr)
L'Organisation maritime internationale, dépendante des Nations-Unies, a réalisé, en décembre 2007, la première étude quantifiant les émissions de gaz à effet de serre du secteur maritime. Jusqu'à présent, les scientifiques évaluaient la part du transport maritime à 2,5% des émissions mondiales, soit l'équivalent du secteur aérien. Un chiffre, revu à la hausse et rapporté, le 13 février 2008, par le quotidien britannique The Guardian. L'OMI estime que les émissions du transport maritime international ont atteint 1,12 milliard de tonnes de CO2 en 2007, soit près de 4,5% du total des émissions. Trois fois plus que les 400 millions de tonnes estimées par le groupe d'experts international sur l'évolution du climat (Giec). A ce rythme, l'OMI estime qu'en 2020, les émissions de CO2 du secteur maritime auront augmenté de 30% pour atteindre 1,475 milliard de tonnes annuelles.
Les émissions de CO2 ne sont pas les seules responsables du réchauffement climatique. Trop souvent oubliés, le soufre et l'azote y contribuent également. Ainsi, les quelques 60 000 navires qui sillonnent les eaux internationales et assurent 90% du commerce mondial, sont responsables de 10% des émissions de dioxyde de soufre et d'azote, à l'origine des pluies acides.
12:50 Publié dans Marine Marchande | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ctmv, transport, voile
23.01.2008
Nouveau sport : le kite-cargo
Le Beluga, cargo de plus de 130 mètres, a quitté le port de Hambourg mi-décembre... tracté par une voile de cerf-volant! Le système, inventé et mis au point par Stephan Wrage et sa société SkySails, va permettre d'économiser jusqu'à 1350€ de carburant par jour pour cette série d'essais en mer. Un bonheur pour Niels Stolberg, l'armateur, qui espère amortir sous 5 ans maxi les 400 000€ investis pour installer la voile de 160m² à la proue de son cargo.
D'après Wrage, si les essais en haute mer sont concluants (résistance à des vents violents, traversée de l'atlantique fin janvier), les 500m² de voile sont à envisager, soient plus de 4000€ d'économie par jour.
Le transport maritime était déjà un des plus économiques et écologique (toutes proportions gardées) avant cette innovation, alors souhaitons bon vent à ce projet qui tient le bon cap !
voir l'article de Terra Economica
voir le site de Skysails
19:30 Publié dans Marine Marchande | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Skysails, Wrage, voile, cargo, kite, cerf, volant
25.06.2007
Probo Koala, payer pour ne pas être attaqué... et continuer
En Automne 2006, le Cargo Probo Koala déchargeait une cargaison de produits toxiques qui allaient tuer 16 personnes et en infecter des milliers d'autres en Côte d'Ivoire. Alors que les victimes sont en passe d'être indemnisées par l'affrêteur celui-ci ne s'est toujours pas reconnu coupable, et l'indemnité pose problème car elle constitue moins de la moitié de la somme perçue par le gouvernement.
Selon l’une des victimes " C’est un problème entre l’état et le peuple de Côte d’Ivoire. Ce qui est proposé aux victimes n’est pas suffisant pour prendre en charge leur santé. 200 000 dollars ne peuvent assurer les dépenses de soins dans ce pays dont on connaît les coûts hospitaliers." En effet, sur la somme versée par Transfigura, l'affrêteur, plus de 140 millions de dollars doivent permettre de rembourser les coûts d’assainissement, de financer la modernisation d’hôpitaux de la capitale, et doter celle-ci d’une usine de traitement des ordures ménagères...pour pouvoir ainsi continuer à traiter les déchets toxiques des pays occidentaux, sans toute les contraintes réglementaires (notamment européennes) si coûteuses pour les dividendes des actionnaires.
voir la note de novembre du blog sbz de novembre 2006 "Probo Koala: Logique"
On estime que la quantité de déchets dangereux produits dans le monde est de 400 millions de tonnes par an.
Aujourd’hui, on estime que 10% des déchets dangereux traversent les frontières chaque année, dont un quart vers les pays du Sud soit près de 10 millions de tonnes. La plupart transite par la mer.
17:40 Publié dans Marine Marchande | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Probo Koala, déchets toxiques
16.03.2007
Erika, des cancers du poumon et du foie en vue pour les bénévoles? Total responsable?
Le procès du naufrage de l'Erika a débuté à Paris lundi 12 février 2007. Aujourd'hui Total, affrêteur du navire annonce des bénéfices records, les bénévoles qui ont nettoyé les plages et les côtes craignent pour leur santé, l'économie bretonne aurait perdu 1 milliard d'euro...
pour bien comprendre je vous conseille cette émission: vidéo: Erika, mystères autour d'une cargaison
Des tests officiels apaisant malgré des symptômes inquiétants chez les bénévoles dès 1999
A la base du dilemme sur la toxicité, le centre anti-poison de Rennes qui réfute le caractère cancérogène de la cargaison de l'Erika. Or la fiche technique de sécurité de la cargaison (du Fioul lourd n°2) fournie à ce centre par Total Fina après le naufrage indiquait que la cargaison était bien "cancérogène". Mais le centre avait estimé que ces données, subjectives, ne "servaient à rien". Ils ne l'ont donc pas pris en compte.
11:30 Publié dans Marine Marchande | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Erika, Total
09.03.2007
Le parlement Européen met le paquet sur la sécurisation du transport maritime
Info:
Au moment où le procès de l’Erika suit son cours, le Parlement européen rappelle dans un communiqué du 7 mars que la commission transports a adopté, le 27 février, 7 rapports constituant le troisième paquet sur la sécurité maritime, qui fait suite aux paquets Erika I et Erika II. Le vote en première lecture du Parlement en session plénière aura lieu en avril. L’un des rapports, de la députée française Dominique Vlasto (PPE), concerne les contrôles par l’Etat du port, qui sont réalisés par des agents de sécurité maritime.
la suite sur JDLE
17:30 Publié dans Marine Marchande | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sécurité maritime, Erika, Europe, transport maritime, paquet maritime
19.02.2007
Probo Koala: 150 m€ et class action...
Il y a quelques mois, le Probo Koala a transporté 400 tonnes de déchets toxiques jusqu'en Côte d'Ivoire où sa cargaison a fait 15 morts et des milliers de malades d'après un nouveau bilan officiel. La société multinationale Trafigura était un peu ce que Total est à l'Erika: l'affrêteur du navire. Son directeur, Claude Dauphin vient d'ailleurs d'être libéré par les autorités ivoiriennes alors que la multinationale vient de donner 150 millions d'Euros pour construire un hôpital et une décharge, en dédommagement. En plus, les malades ivoiriens pourraient un jour être dédommagés grâce à une "class action" ou "action collective" que les avocats britanniques souhaitent lancer.
Chouette! Les bénévoles de l'Erika vont pouvoir faire pareil? Non, le gouvernement vient d'enterrer la loi sur la consommation qui prévoyait la possibilité de faire des class actions... Génial!
19:05 Publié dans Marine Marchande | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Probo Koala, Trafigura
02.02.2007
ERIKA - l’Association Ouest Littoral Solidaire (AIOLS)
Procès de l’Erika
Le procès de l’Erika s’ouvrira à Paris le 12 février prochain pour s’achever le 13 juin 2007. Dans cette perspective, l’Association Ouest Littoral Solidaire (AIOLS)*, a commandé une évaluation économique du préjudice écologique du naufrage de l’Erika. Cette expertise, confiée à l’INRA de Rennes, expert en matière de méthodes de chiffrage des dommages écologiques a été remise officiellement aux membres de l’Association ce matin (le vendredi 2 février 2007) lors de leur assemblée générale. Etaient réunis notamment (photo ci contre)![]()
Jean-Yves Le Drian, président du Conseil Régional de Bretagne
Jacques Auxiette, président du Conseil Régional des Pays de la Loire
François Patsouris, vice-président du Conseil régional Poitou-Charentes,
Loïc Le Meur, maire de Ploemeur, vice-président de Cap l’Orient
Joël Batteux, maire de Saint Nazaire
Le naufrage de l’Erika, c’est …
- 31 000 tonnes de fioul lourd n°2,
dont 12 000 tonnes récupérées (épave, mer),
et 19 000 tonnes déversées en mer,
- 400 Km de côtes atlantiques touchées
du Finistère sud à la Charente Maritime,
- 240 à 280 000 tonnes de matériaux souillés
- 80 à 150 000 oiseaux marins victimes de la
pollution
Télécharger ici 070202_DP_Erika_2_fevrier_2007.2.pdf le communiqué de presse de ce matin comprenant:
Présentation de l’AIOLS p 5
Les enjeux juridiques du procès de l’Erika p 6 et 7
Fiche des parties civiles
Les élus ont par ailleurs annoncé l’ouverture d’un site le 12 février prochain : http://www.erika-proces.org.
* Créée en janvier 2000 au lendemain du naufrage de l’Erika et aujourd’hui présidée par Jacques Auxiette
cet après-midi, Actu environnement titre "Prête à intervenir si nécessaire avec ses homologues de Grande-Bretagne suite à l'échouage du porte-conteneurs MSC Napoli, la LPO se prépare en France à défendre les oiseaux, la biodiversité et le respect de l'environnement lors du procès de l'Erika."
14:35 Publié dans Marine Marchande | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : erika
17.01.2007
Les 20 000 bénévoles de l'Erika en danger?
![]()
Controverse sur l’impact du fioul de l’Erika
sur le JDLE
"17/01/2007 13:34
Une étude de toxicité relance la polémique autour du produit qui a pollué les plages bretonnes suite à la catastrophe du 12 décembre 1999.
Le fioul de l’Erika est génotoxique pour les cellules humaines: c’est ce que montre une étude menée à l’Ecole nationale supérieure d’agronomie de Toulouse (Ensat) (1). L’ADN de cellules humaines de poumon et de foie est en effet altéré en présence du produit, ce qui peut constituer une première étape de développement d’un cancer. Pour Annie Pfohl-Leszkowicz, toxicologue qui a dirigé l’étude, il peut donc y avoir un risque de développer un cancer pour les personnes ayant inhalé, ou bien manipulé le fioul de l’Erika à mains nues (en particulier celles qui ont nettoyé des oiseaux) ou avec des gants changés trop peu fréquemment.
En 2000, l’Institut national de l’environnement et des risques (Ineris) avait indiqué que le fioul de l’Erika, comme tout fioul habituel, renfermait des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), dont certains sont cancérogènes pour l’homme. Il contenait aussi des thiophènes, qui, selon une étude précédente de l’Ensat, pourraient être génotoxiques (2). «Une substance génotoxique est responsable à plus ou moins longue échéance d’un cancer», précise Annie Pfohl-Leszkowicz.
Mais une évaluation du risque sanitaire menée en 2000 concluait à un risque cancérogène négligeable pour les travailleurs ayant été en contact avec le fioul. Ainsi, l’Ineris et l’Institut national de veille sanitaire (InVS) n’ont pas estimé nécessaire de lancer une étude épidémiologique concernant les bénévoles et les professionnels ayant participé aux travaux de dépollution. «Le risque serait en effet difficile à observer», indique aujourd’hui Philippe Hubert, directeur des risques chroniques à l’Ineris.
De son côté, l’Association des bénévoles de l’Erika (ABE - cliquez ici) compte au contraire rassembler le plus grand nombre possible des 20.000 bénévoles qui ont participé au nettoyage des plages et des oiseaux. Les dirigeants alertent et s’inquiètent en effet depuis 2000 sur les risques pris pas certaines personnes qui, les premiers jours après la catastrophe, ont manipulé le fioul sans protections. «Après le problème de l’amiante dans le Nord-Pas de Calais, il y aura le problème des séquelles de l’Erika», estime Philippe Lefebvre, trésorier de l’ABE.
Dans un communiqué du 17 janvier (le télécharger en cliquant ici), Total, affréteur de l’Erika, indique que le groupe se base sur les conclusions des évaluations de risque menées notamment par l’InVS et l’Ineris montrant que le risque de cancer est négligeable. Selon un porte-parole, la parution de l’étude de l’Ensat relève d’un débat de spécialistes en toxicologie et le groupe n’est donc pas en mesure de porter un avis sur la question.
Le procès de l’Erika doit s’ouvrir le 12 février pour déterminer les responsabilités liées au transport du fioul. Mais Rossano Pulpito, président de l’ABE, qui estime que la vérité n’a pas encore été faite sur la nature réelle du fioul déversé, souhaiterait un complément d’enquête visant à en réaliser une analyse complète.
(1) Genotoxic activity and induction of biotransformation enzymes in two human cell lines after treatment by Erika fuel extract, Agnès Amat-Bronnert, Marcel Castegnaro et Annie Pfohl-Leszkowicz, Environmental Toxicology and Pharmacology, volume 23, janvier 2007
(2) Genotoxic activity of thiophenes on human cell line (HEPG2), Amat, A., Castegnaro, M. & Pfohl-Leszkowicz, A, Polycyclic aromatic hydrocarbon, 24, 733-742,2004
03:20 Publié dans Marine Marchande | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
04.12.2006
ERIKA, boîte de pandore à 153 MILLIONS D'EUROS, merci qui?
PARIS (Reuters) - L'Etat français a évalué son préjudice net à 153 millions d'euros dans le dossier du naufrage du pétrolier Erika en 1999 au large de la Bretagne, qui a provoqué la pollution de 400 km de côtes, a annoncé lundi au tribunal de Paris son représentant, Me Benoît Chabert.
"Cette somme représente tout ce que l'Etat a dû payer en raison de cette catastrophe, depuis le nettoyage des plages jusqu'au pompage de l'épave", a déclaré l'avocat à Reuters après une audience technique de préparation du procès.
Affréteur du navire, le groupe Total comparaîtra comme personne morale en correctionnelle pour "pollution maritime" et "complicité de mise en danger de la vie d'autrui", à Paris" du 12 février au 13 juin, avec douze autres personnes physiques et morales.
Il reviendra au tribunal de répartir entre les prévenus la charge d'une éventuelle réparation financière, s'il retient une faute pénale ou civile.
Me Chabert a précisé que l'Etat avait déjà perçu environ 40 millions du Fipol, un fonds d'indemnisation international de l'industrie pétrolière. La somme de 153 millions est un préjudice net, après déduction de ces premiers versements.
L'Etat sera partie civile dans ce procès aux côtés de plusieurs dizaines d'autres collectivités locales de l'ouest de la France.
Le conseil régional de Poitou-Charentes, présidée par Ségolène Royal, s'est constitué partie civile lundi. La région va demander avec les Pays de la Loire et la Bretagne une réparation financière à Total pour le "préjudice moral subi en raison de l'atteinte au patrimoine écologique", a dit à Reuters Me Jean-Pierre Mignard, avocat de la région Poitou-Charentes.
Il sera aussi demandé à Total avec les deux autres régions un remboursement de certaines dépenses. La présence de Ségolène Royal au procès n'est pas exclue. "La question ne la laisse pas indifférente", a déclaré Me Mignard.
Des dizaines de communes de l'ouest, ainsi que les conseils généraux du Finistère, du Morbihan, de la Vendée et de la Loire-Atlantique sont aussi parties civiles. La Vendée est présidé par Philippe de Villiers, également candidat à l'élection présidentielle.
Le pétrolier Erika, qui battait pavillon maltais, s'était brisé en deux le 12 décembre 1999 dans une tempête et avait sombré au large des côtes bretonnes. Le pétrole s'échappant des cuves avait souillé 400 kilomètres de côtes.
Trois entités de Total - le groupe, la filiale transport et Total Petroleum Services Ltd - comparaîtront devant le tribunal par l'intermédiaire de leurs représentants légaux. Bertrand Thouillin, chargé de la sécurité au sein du groupe, comparaîtra aussi à titre personnel.
La société de classification italienne Rina, les armateurs du navire, son capitaine indien Karun Mathur, un responsable de la société d'entretien Panship et des officiers de la préfecture maritime de Brest sont aussi prévenus au procès"
A noter également :
Le 14 décembre 2006, les députés européens ont adopté en première lecture la proposition de règlement visant à modifier le règlement (CE) n° 417/2002 relatif à l'introduction accélérée des prescriptions en matière de double coque ou de normes de conception équivalentes pour les pétroliers à simple coque. L'objectif est d'interdire aux pétroliers à simple coque battant pavillon d'un Etat membre de transporter des produits pétroliers lourds, même s'ils opèrent à l'extérieur des eaux communautaires
20:00 Publié dans Marine Marchande | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note







